Ce journal grandit au fil du temps — un mois, une entrée. Ce qui change, ce qui résiste, ce que j'apprends. Documenté au fil des spermogrammes, des bilans et du quotidien.
Je viens d'avoir 34 ans. Et c'est maintenant, en mars 2026, que je lance vraiment ce protocole — pas comme un bilan de ce qui a marché dans le passé, mais comme une feuille de route que je commence à appliquer de façon structurée et documentée dès aujourd'hui.
Les deux ans écoulés m'ont donné des résultats — 60M/éjaculat contre 16M au départ — mais souvent de façon désordonnée, par essais et erreurs, sans suivi rigoureux. Ce programme, c'est la mise en ordre de tout ça : un protocole clair, cohérent, ancré dans ma réalité quotidienne. Le parcours PMA continue, et je veux que ma biologie soit au meilleur niveau possible pour lui donner toutes les chances.
Ce site, je l'aurais aimé trouver en 2024 quand j'ai reçu mon diagnostic — un document honnête, construit sur une vraie histoire, pas une promesse marketing. Si tu lis ces lignes parce que tu traverses quelque chose de similaire, ce protocole est aussi pour toi. L'infertilité masculine touche 1 homme sur 7. On n'en parle pas assez.
Rendez-vous avec l'andrologue ce mois-ci. Il confirme les 60M/éjaculat — le chiffre est là, c'est concret. Mais il nuance : la qualité reste perfectible. Concentration satisfaisante, mais mobilité et morphologie encore en dessous de l'idéal. Le Clomid continue, le protocole aussi. On ne lâche pas.
La nouveauté, et elle est importante : une varicocèle légère a été détectée. Une varicocèle, c'est une dilatation anormale des veines du cordon spermatique — un peu comme des varices à l'intérieur du scrotum. Elle élève la température testiculaire et génère du stress oxydatif localement, ce qui peut dégrader la qualité spermatique même quand la concentration est correcte. Ça expliquerait pourquoi les chiffres progressent mais que la qualité plafonne.
Un examen de vérification est programmé pour confirmer le grade de la varicocèle et évaluer si une intervention est nécessaire. Si c'est le cas, la piste envisagée est l'embolisation — une procédure mini-invasive (radiologie interventionnelle) qui consiste à boucher la veine dilatée sans chirurgie ouverte. Moins invasif qu'une varicocélectomie, récupération plus rapide.
En attendant les résultats de l'examen, rien ne change : Clomid, suppléments, sport, sommeil. Si l'embolisation est confirmée, elle pourrait être le chaînon manquant pour franchir un nouveau palier sur la qualité.
La varicocèle est présente chez ~15 % des hommes et chez ~35 % des hommes infertiles. Elle augmente la température testiculaire (+1 à 2°C), génère du stress oxydatif et peut altérer la spermatogenèse même sans douleur apparente — c'est souvent une découverte fortuite, comme dans mon cas.
Embolisation : traitement percutané sous anesthésie locale. Le radiologue interventionnel introduit un cathéter dans la veine dilatée et la bouche avec des coils ou de la mousse sclérosante. Taux de succès ~90 %, récupération en 24–48h, retour à l'activité en quelques jours. Les effets sur les paramètres spermatiques sont visibles après 3 à 6 mois (délai spermatogenèse).
Je viens de passer mon échographie testiculaire de contrôle. Résultat : présence d'une varicocèle légère confirmée, mais sans indication d'embolisation. Le radiologue ne juge pas l'atteinte suffisamment sévère pour nécessiter un geste interventionnel — c'est une bonne nouvelle dans la mesure où ça évite une procédure, même si elle reste mini-invasive.
Ce résultat nuance le tableau : la varicocèle existe, elle est documentée, mais elle ne justifie pas à ce stade un traitement spécifique. La prochaine étape, c'est mon rendez-vous avec l'andrologue fin mars — il aura ces résultats en main et pourra me dire ce que ça change (ou pas) pour la suite du parcours PMA et pour le protocole.
En attendant, je continue sur le même cap : Clomid, suppléments, hygiène de vie. Rien ne s'arrête — on attend l'avis médical pour ajuster si nécessaire.
J'ai eu mon rendez-vous avec l'andrologue pour faire le point sur l'échographie testiculaire. La conclusion est claire : pas besoin d'embolisation de la varicocèle. Le grade est trop léger pour justifier un geste interventionnel — c'est une bonne nouvelle, même si ça signifie qu'on ne peut pas s'appuyer sur ce levier pour améliorer la qualité spermatique.
La suite du parcours est désormais tracée : refaire un spermogramme fin avril pour mesurer l'évolution depuis le dernier bilan, puis prendre rendez-vous avec l'andrologue pour la suite du parcours PMA. Ce rendez-vous sera déterminant — il permettra d'ajuster le protocole en fonction des résultats et de décider des prochaines étapes avec le centre de PMA.
En attendant, je continue sur le même cap : Clomid, suppléments, hygiène de vie. Le spermogramme de fin avril sera le vrai baromètre de ces trois premiers mois de protocole structuré.
Spermogramme fin avril · RDV andrologue · Décision sur la suite du parcours PMA · Bilan du premier mois de protocole structuré.
Que ce soit pour partager votre expérience, poser une question sur le protocole ou simplement échanger — je lis chaque message.